Vous cherchez un modèle de registre phytosanitaire à télécharger ? Vous êtes au bon endroit.
Que vous utilisiez encore un carnet papier ou un vieux fichier Excel pas vraiment à jour, ce guide vous explique exactement ce que doit contenir votre registre pour être conforme — et on vous offre un modèle prêt à l'emploi.
Pourquoi votre ancien modèle ne suffit plus
Si vous utilisez le même fichier Excel depuis quelques années, il y a de fortes chances qu'il lui manque des colonnes. La réglementation a évolué, et l'arrêté du 24 décembre 2025 a précisé les données obligatoires pour le registre numérique qui entre en vigueur au 1er janvier 2027.
Et non, un PDF scanné de votre carnet manuscrit ne passera plus en cas de contrôle. Le format doit être "lisible par machine" — comprendre : un fichier structuré que les logiciels peuvent lire automatiquement.
La bonne nouvelle ? Un tableur Excel bien construit reste parfaitement conforme. Pas besoin d'investir dans un logiciel coûteux si vous êtes à l'aise avec les feuilles de calcul.
Les 12 colonnes obligatoires de votre registre
Voici la liste complète des informations à enregistrer pour chaque traitement, telle que définie par le règlement européen 2023/564 et l'arrêté français :
Données de base (obligatoires pour tous)
- 1. SIRET exploitation — Ex: 123 456 789 00012 (une seule fois en en-tête suffit)
- 2. Date du traitement — Format JJ/MM/AAAA
- 3. Nom commercial du produit — Tel qu'indiqué sur l'étiquette
- 4. N° AMM — Numéro d'autorisation de mise sur le marché
- 5. Dose appliquée — En L/ha, kg/ha ou g/ha selon le produit
- 6. Unité — Préciser l'unité utilisée
- 7. Surface traitée — En hectares
- 8. Nom de la parcelle — Votre dénomination interne
- 9. N° îlot PAC — Ou coordonnées GPS si pas de PAC
- 10. Culture — Nom de la culture en place
- 11. Cible — Ravageur, maladie ou adventice visé
- 12. Applicateur — Nom de la personne qui a traité
Données complémentaires (selon les cas)
Ces colonnes deviennent obligatoires dans certaines situations :
- Heure de début/fin — Si l'AMM impose des horaires (ex: protection des pollinisateurs)
- Stade phénologique — Si l'AMM limite l'usage à certains stades (BBCH)
- Mode d'application — Pulvérisation, épandage, injection...
- Caractère bio — Si l'exploitation est en agriculture biologique
- Conditions météo — Vent, température, hygrométrie (recommandé)
- N° de lot semences — Pour les semis de semences traitées
Notre conseil : Ajoutez toutes ces colonnes dans votre modèle, même si vous ne les remplissez pas systématiquement. Ça vous évitera de devoir modifier la structure en cours de campagne.
PDF ou Excel : quel format choisir ?
C'est LA question qui revient souvent. Clarifions une bonne fois pour toutes.
Le PDF : ce qui est accepté (et ce qui ne l'est pas)
Accepté :
- PDF généré automatiquement depuis un tableur Excel
- PDF exporté depuis un logiciel de gestion parcellaire
- PDF structuré avec données exploitables
Refusé :
- Scan d'un carnet manuscrit
- Photo de votre cahier de plaine
- PDF "image" non exploitable par machine
En résumé : le PDF n'est qu'un format d'export. Ce qui compte, c'est que les données d'origine soient structurées.
L'Excel : le choix pragmatique
Un fichier Excel (.xlsx) avec des colonnes bien définies coche toutes les cases :
- Lisible par machine
- Modifiable facilement
- Exportable en PDF ou CSV
- Gratuit (LibreOffice Calc fonctionne aussi)
Les limites d'Excel :
- Pas de vérification automatique des doses homologuées
- Pas d'alerte sur les produits retirés du marché
- Risque d'erreur de saisie (fautes de frappe sur les n° AMM)
- Pas de sauvegarde automatique dans le cloud
- Difficile à remplir depuis le tracteur
Pour une petite exploitation avec peu de traitements, Excel fait très bien le travail. Si vous avez 50+ parcelles et des dizaines d'interventions par campagne, un outil dédié vous fera gagner du temps.
Téléchargez notre modèle Excel gratuit
On a préparé un modèle de registre phytosanitaire prêt à l'emploi, avec toutes les colonnes conformes à la réglementation 2027.
Ce que contient le fichier :
- Onglet "Registre" avec les 12 colonnes obligatoires + colonnes complémentaires
- Onglet "Parcellaire" pour lister vos parcelles une fois pour toutes
- Onglet "Produits" pour garder trace de vos achats
- Colonnes pré-formatées (dates, nombres, listes déroulantes)
- Notice d'utilisation
Télécharger le modèle gratuit
Remplissez le formulaire pour accéder au téléchargement.
Les erreurs qui coûtent cher en contrôle
On a vu passer pas mal de registres, et certaines erreurs reviennent systématiquement. Autant les éviter.
Erreur n°1 : Le n° AMM manquant ou erroné
Le numéro d'autorisation de mise sur le marché est vérifié en priorité par les contrôleurs. Un numéro qui ne correspond pas au produit = anomalie signalée.
Astuce : Copiez le n° AMM directement depuis la base e-Phy du ministère plutôt que de le recopier à la main depuis l'étiquette.
Erreur n°2 : La parcelle non identifiable
"Le grand champ du haut" n'est pas une localisation valide. Utilisez systématiquement votre n° d'îlot PAC ou, à défaut, des coordonnées GPS.
Erreur n°3 : Les interventions groupées
Traiter 5 parcelles d'un coup, c'est pratique. Mais dans le registre, chaque parcelle doit avoir sa propre ligne avec sa surface exacte.
Erreur n°4 : Le délai de saisie dépassé
À partir de 2030, vous aurez 30 jours maximum pour convertir vos données au format numérique. D'ici là, la date limite est le 31 janvier de l'année suivante. Prenez l'habitude de saisir au fil de l'eau.
Erreur n°5 : Les produits périmés ou retirés
Un produit utilisé alors que son AMM a été retirée = sanction quasi automatique. Vérifiez régulièrement le statut de vos produits stockés.
Combien de temps conserver son registre ?
5 ans minimum à compter de la dernière information enregistrée.
Concrètement, votre registre de la campagne 2027 doit être conservé au moins jusqu'en 2032. Et en cas de contrôle, vous devez pouvoir le fournir "sans tarder" — ce qui signifie dans un délai de 10 jours ouvrables maximum.
Conseil stockage : Gardez une copie de sauvegarde sur un support externe (clé USB, disque dur) ou dans le cloud. Un fichier Excel corrompu le jour du contrôle, c'est le scénario catastrophe.
Et après Excel ?
Le tableur, c'est bien pour démarrer. Mais si vous voulez aller plus loin, une solution en ligne vous apporte :
- La base e-Phy intégrée : 15 000 produits avec n° AMM à jour, recherche instantanée
- Les vérifications automatiques : doses, mélanges, ZNT, DAR
- L'accès mobile : saisissez vos traitements depuis le tracteur
- L'export conforme : PDF et Excel en un clic pour les contrôles
- La sauvegarde cloud : vos données sont sécurisées
Notre outil a été pensé pour les agriculteurs qui veulent rester simples sans sacrifier la conformité. Pas de formation de 3 jours, pas d'usine à gaz.
Questions fréquentes
Un fichier Excel suffit-il vraiment pour être conforme ?
Oui, à condition qu'il contienne toutes les données obligatoires dans un format structuré (colonnes identifiées). Le règlement européen n'impose pas l'utilisation d'un logiciel payant.
LibreOffice Calc fonctionne aussi ?
Absolument. Ce qui compte, c'est le format du fichier (.xlsx, .ods, .csv) et sa structure, pas le logiciel utilisé pour le créer.
Que se passe-t-il si mon registre est incomplet lors d'un contrôle ?
Une anomalie mineure (oubli ponctuel) entraîne généralement un avertissement. Des manquements répétés ou graves peuvent aboutir à une réduction de 1 à 5% des aides PAC. En cas de récidive sur 3 ans, jusqu'à 10%.
Dois-je enregistrer les traitements de semences ?
Oui, si vous semez des semences traitées et que le traitement n'a pas été enregistré par le semencier. Il faut alors indiquer la substance active et les informations de semis (date, densité, parcelle).
Mon conseiller peut-il remplir le registre à ma place ?
Oui, vous pouvez déléguer la saisie. Mais vous restez responsable de la conformité des informations. Assurez-vous de lui transmettre toutes les données nécessaires dans les délais.
*Sources : Règlement UE 2023/564, Arrêté du 24 décembre 2025 (AGRG2536515A), Base e-Phy - ANSES*
